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ÉCONOMIE
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Libéralisme -
Pascal Salin. Odile Jacob, 180 F., 506 p. (RdF n° 129-130)
A côté des
mécanismes spontanés du marché, le professeur Pascal Salin rappelle
que le libéralisme se caractérise par un postulat simple : la
reconnaissance pleine et entière des droits de propriété et de la
liberté contractuelle. Ainsi, à partir de ce principe, la discussion
sur le rôle de l'État, sur le partage entre la sphère privée (celle
de " l' échange libre ") et de la sphère publique (fondée
sur la " contrainte ") peut se développer. Selon l 'auteur,
une politique libérale a fondamentalement vocation à défendre
l'individu dans l'ensemble de ses prérogatives. Il en découle toute
une série de propositions concernant le fonctionnement idéal de la
société, dans le domaine de l'entreprise, de la finance, de l'État,
de la politique, de l'impôt. M. Salin réexamine l'ensemble de ces
questions à l'aune d'un libéralisme véritable, quitte à nous
surprendre par les exemples choisis tirés de la lutte contre
l'immigration, le nettoyage des ordures ménagères, la vitesse au
volant ou le tabac…L'auteur donne ainsi un souffle nouveau à la
doctrine libérale en la définissant comme une " utopie réaliste
" qui pourrait donc fonctionner de manière satisfaisante si elle
était véritablement appliquée.
Florence RICAUD
 
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Les marchés mondiaux
- sous la direction de Philippe Chalmin. Cyclope, 500 F., 596 p. (RdF
n° 129-130)
L'évolution récente
des relations économiques internationales fait notamment apparaître
une disparition progressive des barrières commerciales entre les
États, un ensemble de révolutions technologiques, ainsi qu'une
extension de l'économie de marché. Ces évolutions ne sont pas sans
incidences sur les marchés mondiaux naturellement réceptifs aux
moindres variations de la conjoncture tout comme à des changements plus
structurels. Le rapport Cyclope, dont la version 2000 est la
quatorzième depuis sa création en 1986, fait le point sur cet univers
instable des marchés mondiaux. La crise brésilienne du début de
l'année 1999, le sommet de Seattle, les biotechnologies, le
développement de l'e-commerce constituent une partie des thèmes
abordés. Les marchés financiers, agricoles, de matières premières et
d'énergie sont aussi analysés à partir des données les plus
récentes. Ainsi, le rapport Cyclope, fruit de la collaboration
d'économistes de journalistes et de professionnels des marchés,
représente un outil de travail exhaustif et accessible à consulter
afin de revenir sur les principaux événements économiques de l'année
écoulée et de mieux appréhender les prochains.
Florence RICAUD
 
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Les taux d'intérêt -
Monder Cherif - Banque éditeur, 2000, 127 pages, 89 FF (RdF n°
129-130)
Montrer à travers
l'étude de la politique monétaire, le rôle des taux d'intérêt
(instruments situés au cœur de l'économie) et ceci tant sous ses
aspects théoriques que pratiques, implique un ouvrage dense et clair.
M. Cherif y parvient en juxtaposant un formalisme mathématique
(expression stricte et minutieuse des problèmes, solutions et modèles)
aux nécessaires explications économiques, financières et monétaires.
Cette juxtaposition poserait problème au lecteur non-mathématicien
pour bien comprendre le rôle des taux si l'auteur n'avait, grâce à la
qualité de ses explications permis, de faire abstraction des
formalisations mathématiques. Ceci n'est pas aisé à réaliser et, de
ce fait, rarement rencontré !
Cet ouvrage propose au lecteur, dans un bref premier chapitre, une prise
de connaissance sommaire des taux: définitions de base, référence des
taux à court et à long terme, taux actuariels et variations des cours,
définition et relation des taux nominaux et réels.
L'auteur présente au second chapitre, les théories explicatives de la
structure des taux en fonction de la durée d'endettement et des
caractéristiques des modèles qu'elles sous-tendent (anticipations en
avenir certain et incertain, prise en compte de la différence de
risques entre un endettement long et une succession équivalente
d'endettements courts, segmentation assez stricte des marchés par les
investisseurs en court, moyen et long terme) ; il complète par la
présentation de la théorie des habitats préférés, synthèse des
trois premières qui, supposant une relative continuité des taux,
laisse plus de liberté d'action aux investisseurs. Ces théories
impliquent une relation liant le taux futur anticipé aux taux courants
et passés se réduisant à des propositions (sur le marché, sur le
taux à terme) ou à des hypothèses (sur les prix à terme, sur
l'évolution des prix). Enfin l'auteur explique la signification de
l'inversion des taux à terme et la possible utilisation de leur
structure comme indicateur avancé de la conjoncture.
Le troisième chapitre traite des relations entre taux d'intérêt et
taux de change. Le système monétaire européen (SME) visant à la
stabilité des taux de change et à la liberté des capitaux a engendré
une contrainte sur les taux d'intérêt et de ce fait sur les politiques
monétaires des états à monnaie faible. L'incompatibilité de ces
objectifs et de cette contrainte conduisit à l'adoption de la monnaie
unique. L'auteur analyse ensuite les relations dont dépend la parité
des taux d'intérêt domestiques et étrangers. Il indique les
conditions de bouclage du circuit financier international sous
l'hypothèse d'efficience des marchés. Il rappelle enfin l'influence
des déterminants externes des taux d'intérêt et évoque la
possibilité de prévision d'intérêt à court terme dans l'hypothèse
de marchés efficients.
Le quatrième chapitre est consacré à la présentation commentée de
la politique monétaire de l'eurosystème, montrant ses singularités et
les questions qu'elle sous-tend. Les six étapes de cette présentation
sont les suivantes : autorité supranationale qu'aucun organisme
européen n'a ni pouvoir ni capacité de contrôler, nouvelle structure,
objectifs et missions de la BCE, instruments et procédures de la
politique monétaire, stratégie pour le SEBC " système européen
des banques centrales " (fourchette de prix ou quantité de
monnaie), crédibilité et indépendance de la BCE. Les quatre premiers
paragraphes montrent de façon très concise la structure et le
fonctionnement du système, l'articulation des sous-systèmes, le
partage des responsabilités et les moyens de contrôle. L'auteur
signale par ailleurs le passage d'une politique keynésienne à une
politique monétariste, précise les comportements et conséquences qui
en résultèrent. Il montre enfin le rôle prépondérant que jouent
dans la stratégie de politique monétaire la référence quantitative
à un taux de croissance de l'agrégat monétaire compatible avec la
stabilité des prix et les risques qui peuvent peser sur cette
stabilité. En ce qui concerne la stratégie du SEBC l'auteur explique
l'évolution vers le choix actuel d'une stratégie d'objectifs
intermédiaires (ciblage monétaire) proche de ceux du modèle
pragmatique de la FED. Wim Duisenberg, président de la BCE, recourt à
une baisse agressive de la hiérarchie des taux, veut faire de l'euro
une monnaie " ancre " et vise à ce que la question de la
parité de l'euro se fasse oublier. La BCE se veut plus ouverte sur
l'extérieur, ce qui n'est pas sans risques (en premier lieu de la part
des BCN (banques centrales nationales). L'auteur étudie ensuite les
conditions de crédibilité et d'indépendance de la BCE. Il présente
enfin les débats sur les règles monétaires et l'adoption, par de
nombreux économistes et opérateurs de marché, de la règle de Taylor
(simple, empirique, apparemment stationnaire) utilisée pour la
prévision " optimale " des taux à court terme.
Le cinquième chapitre est consacré à la définition du risque des
taux d'intérêt, à sa mesure et aux différentes modalités de
couverture crées sur les marchés dérivés pour y faire face. La
valeur actuelle d'un actif ou d'un passif varie en fonction des taux
d'intérêts. Les avantages et les inconvénients sont de nature
différente selon qu'il s'agit d'opérations actuelles (par exemple:
emprunt ou placement) réalisées à taux fixe ou à taux variable. Les
effets des variations de taux pour des placements, créances ou dettes
à taux fixes selon qu'ils sont actuels ou prévus. La mesure du risque
est faite à partir des concepts très proches de sensibilité et de
" duration "; l'auteur en donne une définition et un exemple
dans le cas d'obligation. La couverture contre le risque de taux peut
être traditionnelle: contractuelle ou par adossement des emplois aux
ressources ou encore par immunisation: un placement est dit immunisé si
le taux de rentabilité obtenu à l'horizon d'investissement est égal
au taux actuariel initialement attendu. Elle peut aussi être réalisée
par recours au marché financier en utilisant des contrats à terme
ferme (futures) ou des contrats conditionnels (forward). Les contrats à
terme ferme impliquant d'acheter (ou vendre) à un taux préfixé et une
date prédéterminée. Les modalités de couverture dépendent de
l'anticipation des taux en hausse ou en baisse. Elles diffèrent selon
qu'il s'agit d'opérations actuelles ou prévues et selon que celles-ci
portent soit sur des placements ou créances, soit sur des dettes. Les
contrats à terme ferme sont cotés sur les marchés réglementés ou
négociés marchés de gré à gré sur le marché interbancaire. Ces
derniers peuvent être : soit contrat terme à terme (forward-forward)
résultant d'un accord banque-entreprise préfixant le taux d'un futur
emprunt ou placement réel, soit un contrat FRA (forward rate agreement)
limité à une garantie de taux et n'impliquant pas de mouvement de
fonds autre que le différentiel de taux versé par celle des parties
qui a mal anticipé le taux. Des contrats d'échange inter-entreprises
(swap) permettent à celles-ci de spéculer, se protéger contre des
variations défavorables de taux, se financer à un coût inférieur aux
meilleurs coûts du marché. En effet deux entreprises envisageant
chacune de se financer sur le marché pour un même montant et une même
durée, la première souhaitant le faire à taux fixe et la seconde à
taux variable mais estimant chacune que, compte tenu de leur
anticipation des taux futurs et de la meilleure offre qui leur est faite
sur le marché, il leur est plus favorable d'emprunter la première à
taux variable et la seconde à taux fixe et de contracter entre elles un
échéancier précis qui a pour effet d'annuler, pour chacune d'elles,
les paiements d'intérêt au taux de l'emprunt pour le remplacer par
celui de l'intérêt souhaité. Les contrats à terme conditionnels,
permettent, moyennant le versement d'une prime (premium), qui correspond
à un coût d'assurance, d'acheter (ou de vendre) à une date
déterminée en Europe ou avant cette date en Amérique, des actifs ou
des futures à un prix préfixé; l'option (cash ou future) peut être
abandonnée. Ces contrats optionnels permettent de se protéger contre
le risque sans perdre la possibilité de tirer parti d'une évolution
favorable des taux. Les options possibles sont : sur taux emprunteur
(put) ou sur taux prêteur (call) pour des échéances d'environ un an,
d'achat sur taux plafond (cap) ou sur taux plancher (floor) pour des
échéances pouvant atteindre dix ans, enfin par l'achat simultané d'un
cap et d'un floor on peut assurer un collar, tunnel limité par les deux
taux : tunnel emprunteur si l'on craint une hausse des taux car le cap
ne sera pas exercé au-delà du plafond, tunnel prêteur si l'on craint
une baisse car le floor ne sera pas exercé en deçà du plancher. Pour
toutes ces couvertures de risque recourant au marché financier sont
clairement définies et illustrées par l'auteur d'exemples détaillés.
Le chapitre six introduit aux mathématiques financières, le lecteur
peu averti mais désireux d'appréhender les formules mathématiques.
Une brève notice comme celle-ci ne peut montrer ni la richesse
d'information économique et financière ni la pénétration des
commentaires de M. Chérif ni la manière dont il a su marier les
aspects économiques, financiers et bancaires tels qu'ils se présentent
au gestionnaire financier dans la vie quotidienne. Il faut aussi
apprécier la qualité et la clarté du descriptif de structure et
fonctionnement du SME.
J. D'Hoeraene
 
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Le surendettement des ménages
- Danielle Khayat. PUF.Collection Que sais-je ? N°3471, 2000, 127 p
Le surendettement des
ménages est une constante de la vie économique. Cependant, ce
"phénomène de masse" que nous présente l'auteur, magistrat
de formation, s'accompagne d'une remise en cause des ordres non
seulement économique mais aussi politique et sociaux: d'où la
nécessité de se doter d'un appareil juridique efficace capable
d'atténuer les conséquences à la fois individuelles et collectives
liées à un niveau d'endettement excessif. Sous l'effet conjugué de la
montée du chômage, de la désinflation et de la fin de l'encadrement
du crédit, l'appel massif à l'emprunt s'est en effet traduit par
l'augmentation des difficultés de remboursement pour les particuliers
dans tous les pays développés. L'auteur se propose ainsi dans un
premier temps d'analyser très clairement les solutions nationales à la
montée du surendettement dans une optique de droit comparé. Puis, dans
un deuxième temps, elle étudie précisément la manière dont les
dernières lois de 1995 et 1998 tentent de mettre en oeuvre le
traitement du surendettement en droit français.
David-Pascal DION
 
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Patterns, 30 dynamiques de profit -
A. Slywotzky, D. Morrison, T. Moser, K. Mundt, J. Quella. Village
mondial, 1999, 432 p. (RdF n° 125)
Cet ouvrage
développe le concept de "pattern", qui, pour nombre d'entre
nous n'est pas immédiatement intelligible. Le fait est que ce terme
n'est pas traduit et qu'il faudra donc se contenter, pour le définir,
d'une périphrase. Il semble désigner des "modèles latents qui
structurent l'économie, des configurations récurrentes et des
dynamiques stratégiques". Plus poétiquement, les
"patterns" pourraient désigner derrière la paille des mots,
le grain des choses, ou plus prosaïquement, les tendances lourdes de
l'économie, d'un secteur, ou encore, les règles fondamentales qui
structurent un domaine. La connaissance de ces "patterns" est
essentielle dans quelque domaine que ce soit. Les auteurs prennent comme
exemple les échecs ou la peinture. Aux échecs, là ou le novice verra
des pièces sur un échiquier, le maître verra un jeu gagnant ou
perdant. De même, un tableau de Picasso peut rappeler une grande œuvre
de Velasquez à qui sait lire ces patterns. En économie, la
connaissance de ces "patterns" mène au profit. Il s'agit de
savoir détecter dans le secteur considéré les éléments obsolètes
ou innovants avant la concurrence. La nouvelle économie et l'adaptation
des entreprises à ce nouvel environnement est riche d'enseignement.
Amazon.com a, par exemple réussi à saisir l'opportunité de
s'intéresser au livre alors que les libraires n'ont pas vu comment
tirer le bénéfice d'Internet en cette matière. Inversement, Microsoft
a su relativement tôt, saisir le virage du net. Ces
"patterns" sont multiples, elles évoluent, et le mérite de
l'ouvrage est de faire prendre conscience de leur importance à partir
d'exemples réels. A ce titre, il devrait inspirer tout manager, dans
son quotidien, mais surtout dans sa prise de décision stratégique.
FD
 
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Fonctions publiques, enjeux et stratégie pour
le renouvellement - Bernard Cieutat. La documentation
française, 2000, 206 p. (RdF n° 125)
L'évolution observée dans le management des sociétés commerciales
ne peut épargner l'Etat et notamment sa gestion de la fonction
publique. Il y a même lieu de penser que des changements dans ce
domaine ont tendance à se répercuter dans la sphère publique, pour le
meilleure ou pour le pire. Cet ouvrage est issu de groupes de travail
pilotés par le commissariat au plan. Le rapporteur prend acte de la
situation spécifique de la fonction publique qui est le renouvellement
programmé de son personnel dans les quinze prochaine années compte
tenu des départs à la retraite. De même, l'évolution des missions de
l'Etat, les aspirations nouvelles de ses agents, exigent une réflexion
sur l'adaptation des fonctions publiques. Sans doute, une mobilité
accrue (horizontale et verticale), une plus grande prise de
responsabilité des agents, une meilleure gestion prévisionnelle des
emplois, une définition plus précise des missions des administrations,
un décloisonnement des statuts, une meilleure rémunération des
agents, une meilleure prise en considération des compétences de
management ou spécialisées constituent, sans nul doute, des axes de
réformes majeurs. Il reste que près de 5 millions d'agents (et
assimilés) relèvent des fonctions publiques et l'harmonisation (comme
l'ont révélé les négociations sur les 35 heures) sera délicate.
FD
 
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La pensée économique - Mark Blaug
- Economica, 5ème édition, 950 p., 165 FF. (RdF n° 124)
L'histoire de la pensée économique constitue, au même titre que la
micro-économie ou la macro-économie, un passage nécessaire à toute
personne désirant œuvrer dans le domaine de la science économique.
L'ouvrage de Mark Blaug représente à cet égard la référence
internationale dans la discipline et ainsi que le fait remarquer Richard
Heilbronner : " tout spécialiste ou personne intéressée se doit
de l'avoir dans sa bibliothèque ". L'auteur, professeur émérite
et invité auprès de nombreuses universités prestigieuses, ne cherche
pas à analyser la pensée économique par le biais d'une étude
bibliographique ou historique des théoriciens de la pensée. Contre ces
tentatives hasardeuses, il préfère une étude détaillée des
théories à partir d'une analyse critique des textes.
En 17 chapitres, cet ouvrage dresse en effet un panorama à la fois
riche, cohérent et d'une grande portée explicative du principal
courant de la science économique de Smith à Keynes en passant par Marx
et bien d'autres. Le chapitre 14 présente notamment une analyse de
l'économie spatiale à l'heure ou des économistes à l'instar de
Krugman ou Venables développent les nouveaux concepts de la géographie
économique pour expliquer les phénomènes d'agglomération auxquels
sont sujettes les économies globalisées. L'auteur propose en outre
neuf guides de lecture détaillée des grands ouvrages de la science
économique.
Cette cinquième édition propose d'ailleurs deux nouveaux guides de
lecture consacrés à Walras (Éléments d'économie politique pure) et
Keynes (Théorie générale). De plus, cette nouvelle édition comprend
quelques ajouts concernant les chapitres sur Smith, Ricardo et Marx et
des apports substantiels sur les théories de la productivité
marginale, de l'équilibre général et de l'économie du bien-être.
Enfin, le traitement de la macro-économie contemporaine bénéficie
d'une révision approfondie.
David-Pascal DION
 
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Le renouveau de l'Asie - Daniel Haber,
Economica, 1999, 97 p., 89 F. (RdF n° 121)
Pour faire suite à notre numéro spécial sur la crise financière
internationale (n°118-119), nous chroniquons ici un ouvrage de
présentation et de réflexion sur le monde asiatique. Le lecteur y
trouvera une analyse claire et pertinente des pays de la zone asiatique,
de leur motivation et de leurs caractéristiques socioculturelles. On
appréciera la mise en perspective historique des récents événements
économiques et financiers. Il s'agit assurément d'un ouvrage de base
pour qui veut s'intéresser à ces pays. Ce "livre-outil"
aurait cependant gagné à présenter des cartes avec des légendes plus
claires.
Thierry VAGNE
 
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Principes de l'économie - N. Gregory
Mankiw - Economica, 972 p., 198 FF (RdF n° 124)
Rares sont les manuels d'économie qui parviennent à la fois à
être concis et à présenter une vision cohérente et pertinente de
leur objet d'analyse. Le présent ouvrage de Gregory Mankiw, célèbre
professeur à l'Université de Harvard (nous lui devons notamment un
manuel de référence en macro-économie), répond à ces impératifs
grâce à un traitement d'une grande clarté de la plupart des principes
de l'économie nécessaires à la compréhension de l'économie publique
traditionnelle, des enjeux de la politique économique ou encore des
derniers développements de l'économie industrielle. Les chapitres 23
(le système financier) et 25 (le système monétaire) apportent
notamment quelques utiles rappels quant au fonctionnement de l'économie
financière et à son rapport à l'économie réelle. En outre, il
convient d'apprécier les deux premiers chapitres qui précisent les
grands principes de base de l'économie (Chap. 1) auxquels l'auteur fera
régulièrement référence tout au long du texte et la manière dont
l'économiste s'efforce de répondre aux interrogations posées par sa
discipline (Chap. 2) à partir de l'approche modélisée.
Ce souci constant de confronter l'analyse économique aux problèmes
contemporains rencontrés dans nos sociétés (par ex. les gains de
l'échange international, l'équilibre sur le marché du travail)
facilite l'aller-retour entre la théorie et la pratique et permet à
l'ouvrage de se distinguer favorablement des manuels équivalents sur le
marché.
L'approche adoptée par l'auteur est remarquablement pédagogique.
Chaque chapitre contient un résumé, un rappel des concepts clés et
des définitions, quelques questions de révision ainsi que des
problèmes d'application. On trouvera aussi des annexes très fournies
et des études de cas qui garantissent au lecteur une lecture aisée,
active et très agréable de l'ouvrage. Nul doute que cet ouvrage soit
appelé à constituer une référence parmi les manuels d'introduction
à la science économique.
David-Pascal DION
 
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